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Egalité pour les enfants de Seine-Saint-Denis

Depuis le 26 février, l’intersyndicale des enseignants se mobilise en Seine-Saint-Denis pour exiger un plan de rattrapage pour notre département. Rejointe par la FCPE 93, cette mobilisation vient de loin. Elle agglomère les luttes locales dans plusieurs villes et les syndicats ont judicieusement recensé l’ensemble des besoins, des manques dans les écoles, les collèges et les lycées de notre département.


Malgré les politiques des maires progressistes, notamment communistes, et du Département de Seine-Saint-Denis pour la réussite éducative des élèves, le problème est structurel : les manquements de l’Education nationale ont des conséquences graves sur la réussite de nos enfants.


Les différentes réformes n’ont fait qu’accentuer les inégalités scolaires. Réformes Peillon, Blanquer, du lycée professionnel : les enfants de Seine-Saint-Denis n’ont pas le droit à une éducation de qualité. Ils voient leurs établissement se dégrader, leurs enseignants souffrir avec les équipes techniques du fait des politiques d’austérité. D’ailleurs, le plan de réduction des dépenses publiques de 10 milliards annoncé par Bercy prévoit 700 millions en moins pour l’Education nationale et plusieurs milliers de postes d’enseignants en moins…alors que les financements du Service national universel (SNU) et les expérimentations de l’uniforme seront sanctuarisés !


Pire,  les parents sont vilipendés accusés de ne pas s’occuper de leurs enfants, les élèves sont présentés comme des ennemis de la laïcité voire de l’ordre républicain.


Le choc des savoirs, promu à la rentrée dernière, valide la ségrégation sociale et scolaire. Pendant que les établissements privés n’ont pas besoin de rendre de compte, les écoles publiques souffrent. Le désormais Premier ministre Gabriel Attal n’a rien trouvé de mieux que de construire des groupes de niveaux, censés permettre le rattrapage pour les enfants qui ont des retards. Ces groupes qui vont servir de sas d’humiliation pour les élèves et qui sont contestés par les enseignants qui agissent contre les inégalités. Il aurait fallu agir davantage pour réduire la taille des classes, améliorer l’accompagnement des enseignants au lieu de leur assigner tellement de missions qu’ils se retrouvent noyés ou démissionnaires.

Dans notre département, un élève rate en moyenne un an de cours en raison de l’absence d’enseignants. C’est considérable et révoltant !


Le rapport parlementaire de Stéphane Peu et Christine Decodts pointe l’inertie depuis…le premier rapport remis en 2018 sur les insuffisances des politiques de l’Etat, particulièrement dans le domaine éducatif. On peut clairement parler de discrimination.


La mobilisation est donc nécessaire et rassurante. Les professeurs de Seine-Saint-Denis sont attachés à leur métier et veulent travailler dans de bonnes conditions. Les parents, dont beaucoup occupent des métiers essentiels, sont attachés à la réussite de leurs enfants.


Le plan établi par les forces mobilisées est simple. Il faut 358 millions d’euros pour embaucher 5000 enseignants, 175 Conseiller·e·s principaux d’éducation, 650 assistant·e·s d’éducation, 320 assistant·e·s pédagogiques, 2200 AESH.


Nous n’avons pas besoin d’uniforme ni d’un choc des savoirs mais d’un choc d’égalité et de justice. La ministre de l’Education nationale Nicole Belloubet qui recevra les représentants du mouvement doit répondre à ces attentes.


La mobilisation doit s’amplifierDepuis le 26 février, l’intersyndicale des enseignants se mobilise en Seine-Saint-Denis pour exiger un plan de rattrapage pour notre département. Rejointe par la FCPE 93, cette mobilisation vient de loin. Elle agglomère les luttes locales dans plusieurs villes et les syndicats ont judicieusement recensé l’ensemble des besoins, des manques dans les écoles, les collèges et les lycées de notre département.


Malgré les politiques des maires progressistes, notamment communistes, et du Département de Seine-Saint-Denis pour la réussite éducative des élèves, le problème est structurel : les manquements de l’Education nationale ont des conséquences graves sur la réussite de nos enfants.


Les différentes réformes n’ont fait qu’accentuer les inégalités scolaires. Réformes Peillon, Blanquer, du lycée professionnel : les enfants de Seine-Saint-Denis n’ont pas le droit à une éducation de qualité. Ils voient leurs établissement se dégrader, leurs enseignants souffrir avec les équipes techniques du fait des politiques d’austérité. D’ailleurs, le plan de réduction des dépenses publiques de 10 milliards annoncé par Bercy prévoit 700 millions en moins pour l’Education nationale et plusieurs milliers de postes d’enseignants en moins…alors que les financements du Service national universel (SNU) et les expérimentations de l’uniforme seront sanctuarisés !


Pire,  les parents sont vilipendés accusés de ne pas s’occuper de leurs enfants, les élèves sont présentés comme des ennemis de la laïcité voire de l’ordre républicain.


Le choc des savoirs, promu à la rentrée dernière, valide la ségrégation sociale et scolaire. Pendant que les établissements privés n’ont pas besoin de rendre de compte, les écoles publiques souffrent. Le désormais Premier ministre Gabriel Attal n’a rien trouvé de mieux que de construire des groupes de niveaux, censés permettre le rattrapage pour les enfants qui ont des retards. Ces groupes qui vont servir de sas d’humiliation pour les élèves et qui sont contestés par les enseignants qui agissent contre les inégalités. Il aurait fallu agir davantage pour réduire la taille des classes, améliorer l’accompagnement des enseignants au lieu de leur assigner tellement de missions qu’ils se retrouvent noyés ou démissionnaires.


Dans notre département, un élève rate en moyenne un an de cours en raison de l’absence d’enseignants. C’est considérable et révoltant !


Le rapport parlementaire de Stéphane Peu et Christine Decodts pointe l’inertie depuis…le premier rapport remis en 2018 sur les insuffisances des politiques de l’Etat, particulièrement dans le domaine éducatif. On peut clairement parler de discrimination.


La mobilisation est donc nécessaire et rassurante. Les professeurs de Seine-Saint-Denis sont attachés à leur métier et veulent travailler dans de bonnes conditions. Les parents, dont beaucoup occupent des métiers essentiels, sont attachés à la réussite de leurs enfants.


Le plan établi par les forces mobilisées est simple. Il faut 358 millions d’euros pour embaucher 5000 enseignants, 175 Conseiller·e·s principaux d’éducation, 650 assistant·e·s d’éducation, 320 assistant·e·s pédagogiques, 2200 AESH.


Nous n’avons pas besoin d’uniforme ni d’un choc des savoirs mais d’un choc d’égalité et de justice. La ministre de l’Education nationale Nicole Belloubet qui recevra les représentants du mouvement doit répondre à ces attentes.


La mobilisation doit s’amplifier

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