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L’extrême-droite tue.

Les terribles nouvelles de meurtres et de massacres perpétrés par des militants d’extrême-droite n’en finissent plus. Qu’ils adviennent en France, et aux Etats-Unis plus récemment, les meurtres ou les attentats commis par des nervis radicalisés au nom d’une idéologie de hiérarchisation des « races », de haine envers l’autre, se multiplient.


Dernier fait en date aux Etats-Unis, la tuerie de Buffalo samedi 14 mai 2022. Un suprémaciste blanc, biberonné aux idées complotistes et à la théorie du « grand remplacement », y a commis un terrible attentat. Armé d’un fusil d’assaut, équipé d'un gilet pare-balle et d'une tenue de type militaire assortie d'un casque, un états-unien de 18 ans a fait irruption dans un supermarché pour assassiner. Assassiner toute personne non-blanche au nom d’une xénophobie exacerbée. Bilan : au moins 10 morts et 3 blessés dont 11 personnes Afro-Américaines, "l'un des massacres racistes les plus meurtriers de l'histoire américaine récente", selon le quotidien américain The New-York Times.


Cet évènement tragique ne peut être vu seulement comme un cas isolé mais plutôt comme le symptôme d’une société malade, gangrenée par une idéologie raciste. Nous pourrions aussi parler du regain d’activité de groupes suprémacistes tel que le Ku Klux Klan ou encore de groupes néo-nazis qui étalent au grand jour leur violence et leur haine, armés jusqu’aux dents et prêts à se battre pour sauvegarder une pseudo « pureté ethnique ». Et que dire des encouragements qu’ils ont pu recevoir au plus haut niveau de l’Etat pendant quatre ans, lorsque Trump était président ? Ce dernier n’aura eu de cesse de fracturer la société états-unienne, donnant du grain à moudre à tous ces mouvements réactionnaires et complotistes les plus extrêmes, pointant l’autre comme un danger pour expliquer une crise dont les seuls responsables sont pourtant les tenants d’un capitalisme mondialisé et financiarisé qui appauvrit les classes populaires américaines.


Malheureusement, la France n’est pas en reste. Le même jour, Martial L., un autre radicalisé d’extrême-droite, adepte des thèses complotistes et antisémites, tuait de sang-froid et d’une balle dans la tête un homme en plein Paris. Il y a quelques semaines déjà, Federico Martín Aramburú, rugbyman argentin, était lui aussi lâchement assassiné par un militant d’extrême-droite au cœur de la Capitale.


Au-delà du fait que ces évènements doivent nous interpeller sur la résurgence d’une violence d’extrême-droite dans nos rues, elles révèlent surtout qu’une partie de l’extrême-droite française est aujourd’hui armée et prête à en découdre. Au-delà du score inquiétant de l’extrême-droite (Le Pen et Zemmour) lors de la dernière élection présidentielle, ce sont les idées nauséabondes de rejet de l’autre qui se propagent – aidées par quelques médias aux relais puissants - sur le lit d’une colère sociale toujours plus grande face à des réformes libérales qui ne répondent à aucun moment aux préoccupations populaires. Et les fascistes en ont bien conscience, faisant de la désespérance sociale leur terreau pour mener une guerre idéologique de premier plan et imposer leurs thèmes dans le débat public, pour in fine faire croire qu’une guerre civilisationnelle se prépare, et que les responsables de ce drame social seraient les musulman·e·s ou des personnes issues de l’immigration.


Face à cela, redonner espoir et proposer un véritable projet de société fait de progrès, de solidarités et de justice sociale, répondant aux principales aspirations populaires, pour contrer l’influence de l’extrême-droite, est une nécessité et de la responsabilité de tous les militant·e·s communistes, progressistes, de gauche et républicain·e·s de ce pays et du monde.




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