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L’urgence d’une action diplomatique et politique

L’ensemble des actions terroristes, digne d’une opération militaire, commises par le Hamas, potentiellement aidé et financé par des puissance étrangères, doit être condamné sans réserve.


Les images des morts et des civils israéliens pris en otage sont effroyables, comme le sont celles des Gazaouis qui subissent la riposte de l’armée israélienne. Pour notre part, nous ne faisons aucun tri dans la souffrance, ni les morts et les blessés. Nos pensées vont aux victimes et à leurs familles.


L’engrenage guerrier ne résoudra rien, si ce n’est à alimenter la situation de chaos, la destruction, et à allonger la liste des victimes. La violence est un monstre qui s’autoalimente, nourrit rancœurs et la haine, où les peuples et les jeunes sont toujours les premières victimes.


Ce terrible événement trouve son terreau dans le sabordage du processus de paix.


La violation continue des résolutions onusiennes par le gouvernement d’extrême droite israélien de M. Netanyahou a fait de la violence et de l’humiliation le quotidien des Palestiniens. Gaza vit sous blocus depuis 2007, provoquant une situation sanitaire et sociale intenable, dénoncée par les ONG et les institutions internationales. Les bombardements réguliers d’Israël en font un terrain de défouloir insupportable. La Cisjordanie, l’autre composante de l’Etat palestinien, est quant à elle, grignotée par l’occupation, comme Jérusalem-Est, ce qui engendre un système d’apartheid où la population palestinienne subit violence et humiliations quotidiennes.


Les autorités israéliennes ont dérivé lentement vers une gestion répressive et de plus en plus identitaire, dépossédant les Palestiniens de toute perspective politique, nourrissant le désespoir et le fatalisme. Le Hamas a prospéré sur cette impasse pendant que l’Autorité palestinienne s’est décrédibilisée par son absence de leadership et la corruption. Les puissances occidentales, sont tantôt muettes, tantôt complices de la politique coloniale israélienne, d’autant qu’elles ont embrasé le Moyen-Orient par des interventions militaires, propices au développement du fondamentalisme religieux.


Depuis soixante quinze ans, il y a eu trop de morts, trop de violences, trop d’argent dépensé dans un système sécuritaire et répressif israélien qui est une impasse. Le Mur de séparation, élément structurant de la politique sécuritaire de Tel-Aviv et objet d’humiliation pour les Palestiniens qui les prive de circuler librement et d’accéder à leurs terres, est un échec. L’issue de ces derniers jours ne peut et ne doit pas être une punition collective pour les Gazaouis en faisant tomber sur eux un déluge de missiles et de bombardements.


Expliciter ce contexte délétère n’est pas excuser cette attaque terroriste immonde. Il faut comprendre pour agir et pour prendre des initiatives politiques afin de bâtir la paix qui n’a jamais semblé si loin aujourd’hui. Seule une action diplomatique et politique, qui s’appuie sur les résolutions de l’ONU et le respect effectif du droit international, peut ouvrir à nouveau ce chemin de paix.


Il faut gagner un cessez-le-feu immédiat ; les otages israéliens doivent être libérés, comme les prisonniers politiques palestiniens, à commencer par Marwan Barghouti. Le conseil de sécurité de l’ONU doit être force de proposition avec une délégation internationale de médiation et mettre sur la table un nouveau processus de paix, garantissant à l’Etat israélien de vivre en sécurité aux côtés d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. Pour cela, la colonisation et le blocus doivent cesser immédiatement car comme le dit le Mandela palestinien: « le dernier jour de l’occupation sera le premier jour de la paix ».


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