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Ouvrir le chemin de la paix

Le nombre de victimes ne fait que croître. Avec la violence, c’est la mort, les blessures, la chair meurtrie, le chaos, le souffle des bâtiments détruit puis la haine, la rancœur qui obscurcissent l’avenir. La nouvelle phase de l’opération militaire israélienne ne fait qu’amplifier ce carnage. Les 5 000 vies détruites, à l’heure où nous écrivons ces lignes, par l’opération terroriste du Hamas et les bombardements israéliens sur Gaza, sans compter les milliers de personnes blessées qui succomberont et celles traumatisées, sont déjà une tragédie.


Le droit « légitime à se défendre », même après une inexcusable attaque terroriste islamiste de grande ampleur, ne peut être, ne doit pas être une punition collective pour 2 millions de personnes qui vivent dans une prison à ciel ouvert depuis dix-sept ans.


Cette guerre, sur ce théâtre du Proche-Orient comme ailleurs, est l’échec de la politique. Dire cela n’est pas trouver prétexte à l’acte odieux du Hamas. L’engrenage guerrier ne fera que grossir les rangs du Hamas ou d’autres courants politiques bien plus extrémistes et nihilistes comme le Jihad Islamique. Gaza, cette terre sans espoir, objet des instrumentalisations politiques cyniques de l’occupant israélien, des impasses politiques palestiniennes et des complicités arabes ou occidentales, ne se relèvera pas de ce nouveau cycle. L’ONU alerte depuis plusieurs années sur ce territoire sous blocus où les privations de produits de première nécessité et les violences sont structurelles.


Déshumaniser les Palestiniens, car les habitants de Gaza sont des Palestiniens, qui n’auraient droit à aucune parole ni perspective, est la pire des stratégies. Ce peuple, éminemment politique, a une mémoire et refusera un nouvel exil ou un nettoyage ethnique qui ne dit pas son nom. Ce peuple affirme, comme une bonne partie de l’opinion mondiale qui a vécu ou vit encore les affres du colonialisme et ses impacts, qu’une vie palestinienne vaut autant qu’une vie israélienne.


Le gouvernement d’extrême droite emmené par Netanyahu se prépare à entamer son offensive terrestre dans Gaza. Mais dans quel but ? Eradiquer le Hamas ? Pousser les Egyptiens à ouvrir la porte de Rafah et accueillir 2 millions de Gazaouis ? Occuper le Nord de Gaza ad vitam aeternam ?


Eradiquer un groupe terroriste par une pluie de bombes et de missiles sur une population civile n’a jamais fonctionné. Même les Etats-uniens, qui s’y sont essayés à maintes reprises, reconnaissent que cela ne provoque que plus de chaos et donne naissance à des hydres terroristes encore plus redoutables.


Gaza n’est pas le Hamas et son chef politique n’y est d’ailleurs pas : il est bien caché dans un des palais dorés des Qataris. Il serait donc préférable de rompre internationalement les relations avec Doha et d’assécher les financements qui nourrissent ce terrorisme.


Les priorités internationales doivent être repensées : l’arrêt des combats, l’ouverture d’un couloir humanitaire, la libération de tous les otages. Les diplomaties, à commencer par la France, doivent ouvrir un chemin de paix. Le respect du droit international et des résolutions de l’ONU, à commencer par l’arrêt de l’occupation et de la colonisation, doivent être le préalable à ce chemin qui doit mener à un objectif : un Etat israélien et un Etat palestinien vivant l’un à côté de l’autre, en sécurité.

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