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Rapport d’Amnesty International sur les droits humains dans le monde : Un constat alarmant à tous les niveaux.

L’ONG Amnesty International vient de rendre public son rapport annuel sur l’état des droits humains dans le monde. Cinq cents pages détaillées au cours desquelles, sans surprise, l’association objective les données et fait un constat alarmant en dénonçant les atteintes aux droits fondamentaux en 2023.


Nous le savons, nous vivons depuis plusieurs années dans un monde agité, bouleversé par la montée des populismes et la multiplication des conflits armés. A ceci s’ajoute la crise climatique et ses conséquences quotidiennes pour les populations. C’est bien toute notre Humanité qui est aujourd’hui menacée.

 

Dans son rapport, Amnesty International pointe plus particulièrement 4 champs  


∙ L’impact des conflits armés sur les populations civiles


Dans ce domaine, 2023 s’est traduite par la persistance de la guerre en Ukraine, par des conflits entre autres au Soudan, en Ethiopie, au Myanmar, au Burkina Faso, au Cameroun, en Éthiopie, en Libye, au Mali, au Niger, au Nigeria, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo (RDC), en Somalie, en Syrie ou encore au Yémen.


Et depuis octobre 2023 et l’attaque du Hamas, s’éternise un conflit dans lequel s’exerce une violation totale d’Israël pour le droit international et les conséquences terribles pour la population civile de Gaza. L’ONG souligne également très bien l’incapacité et parfois la dualité de certaines nations, par leur soutien à Israël, pour mettre un terme à ce conflit, ou appeler à un cessez-le-feu.


∙ Les violences fondées sur le genre

 

Mariages forcés, mutilations sexuelles génitales, « crimes d’honneur », violences sexuelles et sexistes, atteintes aux droits sexuels et reproductifs autant d’exemples qui montrent que si des progrès ont été faits dans certains pays, la tendance en 2023 a été à un retour en arrière et que le chemin reste encore très long pour faire respecter partout les droits des femmes.

 

∙ Les effets du changement climatique et de la dégradation de l’environnement.


Au-delà des conséquences désastreuses sur le quotidien des populations concernées, le rapport dénonce les arrestations massives, la répression pénale contre les peuples autochtones, les militants de la justice climatique et les défenseurs de l’environnement lorsqu’ils menaient des actions pacifiques de désobéissance civile.

 

∙ Les technologies comme menace des droits humains :


Dans ce contexte global, Amnesty International note que les nouvelles technologies, les plateformes des géants technologiques, la reconnaissance faciale, l’intelligence artificielle générative peuvent entrainer des dérives graves avec notamment l’utilisation de logiciels espions comme outils de surveillance de masse avec son cortège de violation des droits humains et des libertés fondamentales. Nous sommes entrés dans une nouvelle dimension.


De façon générale, le rapport explique que de nombreux Etats n’ont pas pris les mesures nécessaires pour concrétiser les droits à l’alimentation et un accès à l’eau, à la santé, à l’éducation et à un environnement sain.


La France, soi-disant pays des droits de l’Homme, n’est pas épargnée. Amnesty international dénonce très clairement le caractère systémique du racisme dans notre pays. Chacun se souvient de la mort du jeune Nahel en juin dernier lors d’un contrôle de police et des révoltes urbaines qui ont suivi.


La loi Immigration adoptée il y a quelques mois est également citée comme étant une restriction supplémentaire en matière d’immigration, de nationalité et de droit d’asile. N’oublions pas non plus les opérations « Wuambushu » ou « Place nette » menées à Mayotte, sous l’égide de Gérard Darmanin, symboles de la violence de la politique de l’Etat dans ce département français.


Enfin, l’association met en avant l’interdiction de manifestations et ou de meetings politiques, les répressions contre des militants, des manifestants dans notre pays.

La convocation par la Police d’une présidente d’un groupe parlementaire pour son soutien au peuple palestinien ou l’évacuation par les forces de l’ordre des étudiants de Sciences Po sont autant de signes récents inquiétants qui ne font que conforter l’analyse d’Amnesty.


Réagissons !


Alors réagissons ! Combien de rapports d’Amnesty International ou d’autres faudra t-il encore pour que cessent toutes ces violations ? Quand les dirigeants de ce monde se réveilleront-ils et décideront de mettre un terme à cette course à notre perte collective ?

 

Chaque jour, les journalistes de l’Humanité comme d’autres se font le relais de ces atteintes, prennent des risques pour parfois exercer leur métier et leur liberté d’expression.  

 

Comme pacifistes, comme voix de la paix, continuons notre travail pour dénoncer les horreurs commises partout dans le monde, continuons à œuvrer pour que chacun et chacune puisse vivre où il l’entende, en toute sécurité.

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