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Tous ensemble le 13 octobre !

Après un affrontement dur autour de la mobilisation des retraites, le gouvernement veut poursuivre son œuvre de démantèlement social au service d’un capital toujours plus agressif, attaquant l’ensemble des conquêtes sociales acquises de haute lutte.


Alors qu’une conférence sociale a été promise aux syndicats et aux responsables des organisations politiques de gauche, la réforme du RSA est toujours au menu quand les mesures du plan pauvreté présentées en septembre sont dérisoires. Le projet de budget 2024 accentue les inquiétudes puisque des coupes drastiques de 16 milliards sont prévues dans le budget de l’Etat et contre la Sécurité sociale notamment à travers des déremboursements de médicaments. Le retour à la rigueur budgétaire la plus dure redevient la nouvelle doxa. C’est d’autant plus indécent que le gouvernement narre la fin d’un « quoi qu’il en coûte » qui aurait été une dolce vita pour toutes et tous…Il faudrait revenir à l’orthodoxie européenne et se « crédibiliser » sur les marchés européens.


L’inflation est évidemment la vague qui cristallise cette situation économique intenable pour les ménages. 80 branches professionnelles restent en-dessous du SMIC quand 35% de nos concitoyens ne font pas trois repas par jour. Les risques de ralentissement économiques sont nombreux et le gouvernement accentue cette tendance en coupant tout élément de relance via l’austérité.


Malgré les avertissement des leaders syndicaux qui avaient prévenu des cassures engendrées non seulement par la méthode mais également par le contenu des réformes, le pouvoir n’en a cure.


Le mouvement social ne s’en laisse pas compter et a décidé d’amplifier sa réponse. Les nombreuses luttes sociales dans les entreprises pour le maintien de l’emploi et les salaires sont légion, preuve d’une combativité réelle. L’intersyndicale a décidé de prolonger l’expérience des retraites, entendant le message des salariés d’une nécessaire unité pour arracher de nouveaux droits et de nouvelles conquêtes.


La journée d’action du 13 octobre est donc une manière de relancer la lutte à l’échelle nationale pour percer le mur du son face à un gouvernement et un patronat sourds aux besoins populaires. Elle porte des revendications claires et rassembleuses pour agir sur les prix, en les bloquant, et sur les salaires, en les augmentant. Elle veut en finir avec l’austérité et la chasse aux pauvres pendant que plus de 165 milliards d’aides publiques sont données aux entreprises sans contrepartie en termes d’emploi ni de transition environnementale.

Cette mobilisation, qui s’inscrit dans une démarche syndicale européenne, doit être un point d’appui pour faire de la vie chère, du partage de la valeur les sujets cardinaux de la période. Loin des opérations de divisions, alimentant le racisme à partir des débats surréalistes et fantasmés sur l’immigration.


Un mouvement doit s’ancrer dans la rue et les territoires, réunissant forces du travail et de progrès, pour sortir de l’austérité qui ronge l’idée d’une République sociale.

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