Notre monde brûle, les peuples suffoquent et notre humanité commune vacille. Sept des neuf limites planétaires sont dépassées, et c’est donc notre vie dans un écosystème sûr et viable sur le long terme qui est maintenant en jeu. Nous perdons des pans entiers du monde du vivant, le cycle de l’eau est maintenant durablement perturbé, et nos sols et océans pollués.
Il ne s’agit plus de savoir si on croit ou non au dérèglement climatique, ou encore si on pense que notre Terre peut encore endurer cela longtemps. Le réchauffement climatique impacte déjà nos vies, mutile des régions et cause des victimes. Non, la seule question qui vaille est celle de savoir quand nous romprons avec le système capitaliste, responsable de la destruction de la nature et du vivant, pour imposer d’autres modes de production, de consommation et de vie. Et plus nous tarderons, plus la rupture sera brutale, violente et sans transition.
Bien évidemment, on peut et on doit d’ores et déjà s’adapter, en climatisant et en rénovant le bâti par exemple pour supporter les épisodes de grand froid ou de canicule. Mais est-ce durable d’avoir des bâtiments climatisés pendant des semaines de canicule ?
Cet avenir inquiétant n’est pas une vue de l’esprit, fruit d’une imagination débordante, mais bien les scénarii possibles à l’horizon 2030, mis sur la table par des scientifiques. La trajectoire du réchauffement climatique sera de 2 degrés supplémentaires en 2030, et 4 degrés en 2100. Chaque été devient le « plus chaud jamais vécu » sur notre territoire, il commence de plus en plus tôt, affectant tous les domaines de la société, que ce soit l’éducation de nos enfants dans des écoles aux bâtiments dégradés, l’hospitalisation des personnes en souffrance, la saisonnalité de l’agriculture, les conditions de travail et d’habitat.
Nous sommes la dernière génération de femmes et d’hommes, de militantes et militants, à pouvoir agir. Le changement climatique est déjà lancé, mais nous pouvons agir pour l’avenir et limiter les dégâts. La croyance selon laquelle la technologie et l’intelligence artificielle nous permettront de tout réparer est illusoire.
Cet été, le monde brûle, du Canada à l’Espagne, de l’Algérie à la France, et les premiers réfugiés climatiques sont déjà là. Le feu rase les forêts, tue les animaux et s’approche dangereusement de métropoles comme Madrid ou Bordeaux. Les États à eux seuls ne parviennent pas à répondre à la crise, et le soutien des pays voisins montre à chaque fois sa nécessité. Mais il se fait toujours de manière pressante, sans réflexion globale sur ce qui nous a menés à cette impasse, sur la coordination mondiale et les moyens à mettre en œuvre sur le long terme. Alors que les gouvernements augmentent les budgets militaires, ils refusent d’allouer des millions pour la prévention, la sécurité civile ou les forêts. Ce n’est pas de l’inaction climatique. Ce sont des politiques climaticides, qui devraient être interdites.
Il faut donc d’urgence œuvrer à la création d’une grande coalition internationale des peuples libres, souverains et associés, qui aura la tâche de sauver le climat et mettre fin aux inégalités. Mettre en commun les savoirs, les pouvoirs et les richesses, nationaliser les moyens pour dépolluer sols, rivières et océans, mettre fin à l’exploitation des ressources pétrolières. Devoir impérativement produire non pas ce que veut la société consumériste, mais ce dont les peuples ont besoin.
L’urgence de notre temps est donc au communisme.





